Henri, 88 ans, secrétaire de l’Addeva 93, a été 20 ans électricien chez Alsthom.

En 1987, il a des plaques pleurales. Il obtient un taux d’IPP de 13% et fait condamner Alsthom pour faute inexcusable.

En 2005 survient une asbestose pulmonaire. La CPAM lui attribue un taux d’incapacité de 6% qu’il conteste.

Deuxième faute inexcusable.

En 2009, le TCI relève ce taux à 20%.

En 2015 son taux d’IPP passe à 40%.

En 2016, nouvelle aggravation. Il doit vivre sous oxygène, 24 heures sur 24. Un petit sac à dos abrite sa bouteille d’oxygène qui le suit partout.

En 2017, le médecin conseil de la caisse ne lui accorde pourtant qu’un taux d’IPP de 60%, très insuffisant au regard de son état et du barème médical en vigueur. Il conteste ce taux devant le TCI de Paris, en plaidant lui-même son dossier.

En 2019 le TCI porte son taux à 100%.

Le médecin conseil n’accepte pas cette majoration et fait appel !

« Si j’ai tenu si longtemps, dit Henri, c’est parce que je ne supporte pas l’injustice.

J’’étais sûr de mon bon droit.

Je n’ai pas accepté de mettre un genou à terre et de subir l’indifférence méprisante et l’incompétence de certains experts qui ont montré leur méconnaissance de mon dossier et affiché leur mépris.

Je n’ai jamais renoncé.

Au fil des années ma détermination s’est même renforcée.

Je n’étais pas seul. Le soutien permanent de mon association m’a aidé à tenir. »

 


Article tiré du Bulletin de l'Andeva N° 60 (juin 2019)